Un bref historique

Sur le plan technique, les premières fenêtres ont fait leur apparition environ mille ans avant notre ère. Elles n’étaient ni plus ni moins que des orifices dans les murs pour permettre à l’air de circuler et laisser entrer un peu de lumière naturelle à l’intérieur. Ce sont les Romains qui, les premiers, ont intégré du verre aux ouvertures des fenêtres.

Ces premiers carreaux épais, de couleur vert-bleu et remplis de minuscules bulles et d’impuretés, représentaient quand même une amélioration appréciable en ce temps-là.

Au cours du Moyen-âge, on utilisait des vitraux dans les églises pour raconter, de façon artistique, l’histoire de la Bible et éveiller chez les paroissiens un sentiment de splendeur et d’émerveillement. Comme le verre coûtait très cher, les seigneurs et autres membres de la classe dirigeante privilégiée l’utilisaient parcimonieusement car les fenêtres restaient des cibles de choix pour les flèches enflammées et les pierres catapultées en temps de guerre.

Ce n’est qu’à l’époque de la Renaissance que le verre devint un matériau abordable distribué à grande échelle, employé dans toutes sortes de constructions. Les premières fenêtres modernes se composaient de carreaux de vitre simple en divers formats.

Au milieu du XIXe siècle, un brevet a été déposé pour la conception du premier vitrage double composé de deux carreaux de vitre séparés par un intercalaire et isolés à l’air. Chose surprenante, la plupart des fenêtres sont restées à vitrage simple, avec ou sans contre-fenêtre, jusque tard dans les années 1960. Il faudra attendre jusqu’à la deuxième moitié de la décennie suivante pour que le vitrage double gagne en popularité, indiscutablement à la suite de l’embargo sur le pétrole et l’escalade des coûts de chauffage qu’il a entraînée.

Depuis ce temps, de nombreux progrès ont été réalisés en ce qui concerne le vitrage et les composants des fenêtres. De nos jours, les fenêtres font appel à nombreuses sciences et technologies… à tel point qu’elles contribuent désormais au gain de chaleur à l’intérieur d’un édifice au lieu d’être un facteur de perte de chaleur.

De nombreux autres progrès en technologie des fenêtres pointent à l’horizon et on peut affirmer que l’avenir s’annonce brillant.