La NAFS et le supplément canadien

De quoi s’agit-il?

En 1980, Fenestration Canada s’est aperçu qu’il y avait un besoin pour une norme qui engloberait les performances de toutes les fenêtres, quels que soient les matériaux utilisés pour les fabriquer. Un comité de l’Association canadienne de normalisation (CSA) a été formé et celui-ci a élaboré la norme pour fenêtre CSA-A440. Cette dernière a d’abord été publiée en 1984 et mise à jour depuis, pour tenir compte des nouvelles technologies et pour s’harmoniser avec les normes des États-Unis. La nouvelle norme est connue sous le nom de NAFS (North American Fenestration Standard, soit Norme nord-américaine sur les fenêtres) et est accompagnée du supplément canadien A440S1.

La NAFS établit des normes minimales pour l’étanchéité à l’air, l’étanchéité à l’eau, la résistance au vent, la résistance à l’effraction et la facilité d’utilisation. Elle définit également des exigences minimales pour toutes les composantes et leurs matériaux, que ce soit pour la quincaillerie, les moustiquaires, le calfeutrage, les produits de finition et les adhésifs.

Le Code national du bâtiment du Canada et la plupart des codes de construction provinciaux exigent que les fenêtres soient conformes aux spécifications de la NAFS. Chaque gamme de produits de fenêtrage doit être testée par un laboratoire indépendant et répondre aux normes de rendement minimales dans trois domaines essentiels : l’étanchéité à l’air, l’étanchéité à l’eau et la résistance à la pression du vent. Les résultats des tests sont ensuite publiés. Les consommateurs devraient demander à voir les résultats de ces tests.

Test d’étanchéité à l’air (ou de fuite d’air)

Ce test est réalisé à une pression d’essai qui correspond à un vent de 40 km/h. La fuite d’air de la fenêtre est mesurée en litre par seconde par mètre carré. La fuite d’air maximale permise est de 1,5 l/s/m2 (A2); le niveau A3 correspond à 33 p. 100 du maximum de A2.

 

test de fuite

Test d’étanchéité à l’eau (ou de fuite d’eau)

Le test d’infiltration d’eau est réalisé en vaporisant un flux constant d’eau sur la fenêtre; on augmente les pressions d’essai pour simuler une charge de vent croissante et on observe la possibilité d’une infiltration d’eau du côté intérieur de la fenêtre. Chaque catégorie de rendement représente la charge de vent, à partir de 58 km/h et selon un accroissement progressif. Étant donné que différentes parties du Canada ont différentes charges et que celles-ci ont été mesurées et publiées, le Code national du bâtiment exige différents niveaux minimaux selon les régions.

 

Test d’infiltration

Tests de résistance à la pression du vent et de rendement structural

Ces tests mesurent la déformation et les dommages permanents que les composantes de la fenêtre subissent à des pressions croissantes, ce qui représente des charges de vent supérieures. Consultez l’outil de calcul de catégorie de rendement à http://www.fenestrationcanada.ca/lang/fr/ pour déterminer la catégorie nécessaire n’importe où au Canada.

Pression vs vitesse du vent